Microsoft, la fin de la stratégie suicidaire ?

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Bien avant l’E3 les rumeurs (dites à l’époque) les plus « folles » circulaient à propos
des consoles nouvelle génération et des possibles restrictions qu’elles apporteraient aux jeux d’occasion.
Avant une quelconque annonce des constructeurs Sony et Microsoft la rumeur de l’imcompatibilité des jeux d’occasion
divisait les joueurs une action à la fois impossible pour certains ou qui pour d’autres ne serait pas étonnante au vu de la conjoncture actuelle.Il a donc fallu attendre l’E3 pour s’assurer de la possible supercherie.

Ainsi Microsoft fut le premier constructeur à faire sa conférence de presse, ce qui même si cela ne semble pas évident a eu
une importance capitale dans la façon dont Sony a pu tirer son épingle du jeu. En effet comment mettre à terre un constructeur
venant de se mettre à genoux. Microsoft ne rassure pas les joueurs sur leurs craintes et les poussent à l’indignation.

Confirmation du DRM (permet aux fournisseurs de contenu de contrôler les conditions d’utilisation et de distribution des fichiers = restrictions sur le prêt et la revente de jeux), de l’obligation de connecter sa console toutes les 24 heures sur internet pour pouvoir jouer aux jeux en offline,
Kinect pseudo-espionne… Il n’aura fallut que de quelques phrases pour créer un buzz négatif autour de la console.
En effet les restrictions annoncées furent des plus sévères. Comment Microsoft pouvait-il justifier qu’un joueur payant
un jeu à 70 euros ne puissent pas faire de celui-ci ce dont il a envie ? Payer 70 euros mais ne pas être en quelque sorte
propriétaire de son jeu.

XboxOneFailures (1)

Sony faisant sa conférence de presse quelques heures plus tard rebondit sur la-dite affaire.
Ayant déjà prévu les réactions des joueurs face aux restrictions au combien nombreuses qu’imposait
la Xbox One, la stratègie de Sony fut bien évidemment d’annoncé l’inverse de son concurrent.
Ou comment avoir l’impression d’être passé de la conférence du bourreau à celle du libérateur.
Un prix moins élevé de 100 euros, la possibilité de pouvoir faire ce que l’on veut de son jeu, des jeux proposés de qualité…
que demander de plus ?! Ainsi on a pu entendre dans la salle l’aclamation du public, réjouit que Sony ait contrairement à son concurrent la tête sur les épaules.

L’archarnement contre la politique autoritaire de Microsoft à la façon « it’s my money not yours » a continué de plus bel avec la diffusion
sur internet d’une vidéo de 2 représentants de Sony expliquant de façon plus qu’ironique comment il était possible de prêter
des jeux PS4.

https://www.youtube.com/watch?v=kWSIFh8ICaA
Quelle réponse a pu donner Microsoft face à ce déferlement de négativité et d’incitation au boycott de la console ?

Le constructeur s’enlise encore plus dans les sables mouvants en s’attaquant au joueur!
« Nous avons un produit pour les personnes qui ne sont pas capables d’avoir une quelconque forme de connectivité, et cela s’appelle la Xbox 360.
Si vous avez vraiment zéro accès à Internet, la Xbox 360 est une machine offline »

https://www.youtube.com/watch?v=BiUzaqOU06M

Cette remarque d’un représentant de Microsoft  (Don Mattrick) au combien scandaleuse a fait les choux gras
des réseaux sociaux et de Youtube et pour cause le constructeur reporte la faute sur le joueur qui est censé avoir un matériel approprié pour
jouer (rapellons d’ailleurs que pour les consoles next gen il vous faudra avoir obligatoirement une TV HD).
Cela revient à dire qu’un joueur qui n’a pas internet ne vis pas avec son temps, alors que nous savons tous qu’il est plus souvent question
de moyens financiers que d’une envie de rester au minitel (qui n’existe plus d’ailleurs). La-dite vidéo a été retirée de la plus part
des chaines Youtube à la demande de Microsoft… on se demande pourquoi !

Et après ?
Devant la persistance de la polémique anti-Xbox One, le constructeur est devenu hésitant à tel point qu’il fut obligé
de déclarer que les décisions n’étaient pas encore figées et quelles pouvaient encore changées.
Ce qui nous mène au 19 juin où la palme d’or du retournement de veste fut remporté par… Microsoft !

« Nous avions pensé à un système qui utiliserait toutes les avancées technologiques pour proposer une révolution du jeu vidéo et du divertissement».
«Vous nous avez dit à quel point vous teniez à la flexibilité qu’offre le jeu sur disque. La possibilité de prêter, de partager,
et de vendre les jeux comme vous le souhaitez, vous est cher, tout comme la liberté de pouvoir profiter de vos jeux sans connexion à Internet,
partout dans le monde.» Annonce Don Mattrick.

Et donc ?
Finie la connexion obligatoire et finis les restrictions liées aux prêts, à la vente de jeux et même au zonage !
Cependant cela a un prix et il s’impose comme une évidence : il sera toujours obligatoire d’insérer le cd du jeu
pour profiter du contenu installé. A la poubelle la possibilité de partager un jeu sur le cloud avec 10 membres de sa famille.

Grosso Modo : c’est bien pour qui et pourquoi ?
C’est bien pour les joueurs évidemment qui auront toujours pleine propriété sur le jeu qu’ils ont acquis,
c’est aussi la garantie pour les plus petits budgets de pouvoir s’acheter un jeu neuf avec les avoirs des jeux revendus.

C’est bien pour le marché de l’occasion tout simplement !
Et plus particulièrement pour ces petites boutiques indépendantes locales qui étaient à l’origine ejectées d’office
du partenariat Xbox One-boutiques revendeuses. Déjà que le dématérialisé grignote chaque jour un peu plus les parts de marché des boutiques physiques
garder cette politique n’aurait été que la hache du bourreau, surtout quand on a pu voir qu’une grande enseigne comme Game
a déjà mis la clé sous la porte.

C’est bien également dans un sens pour Microsoft et les éditeurs car les jeux d’occasion permettent d’acheter des jeux neufs!
Pour Microsoft c’est également éviter les foudres des joueurs en colère et d’échapper à un possible Boycott de la console, ce qui serait
le plus gros manque à gagner et cela a été compris, ce changement d’avis était obligatoire sans cela la console aurait certainement été condamnée.
Lorsque la Wii U peut s’en sortir avec ses indétrônables Mario, qu’en serait-il de la Xbox One avec Halo ou Gears Of War ?

Les risques ?
Les éditeurs ont toujours la main mise sur leur politique d’utilisation de leur jeu, si le pass online ne semble plus être d’actualité,
il est bon de se rappeller que ce sont les éditeurs qui sont à l’origine de cette volonté d’imposer des restrictions sur les jeux d’occasion
(lorsque le joueur ou le magasin vend un jeu d’occasion, l’éditeur ne touche rien).
On parlait à l’origine de certains éditeurs qui interdiraient la revente de jeux cela ne semble plus probable à l’heure qu’il est.
Une obligation de verser un pourcentage à l’éditeur serait un peu plus raisonnable même si cela reviendrait aux magasins à revendre les jeux
d’occasion plus chers pour garder leur marge… Tout cela n’est que spéculation, attendons de voir ce qu’il en sera à la fin de l’année.
WAIT AND SEE !

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